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Dumas Agnès

Sociologue

Titre de la thèse : La consommation de substances psychoactives pendant la grossesse : contextualiser les usages, interroger les risques

Directeurs de thèse : Laurence Simmat-Durand et Claude Lejeune

Thèse soutenue publiquement le 17 février 2011 à l'Université Paris Descartes, devant Olivier Martin, Jean-Yves Trépos, Geneviève Cresson, Laurence Simmat-Durand et Claude Lejeune avec une mention très honorable (les félicitations du jury ne sont plus dispensées à l'Université Paris Descartes)

Parcours de recherche

Au sein du Cermes3, Agnès Dumas a développé des recherches qualitatives et quantitatives portant sur la grossesse et les addictions. Elle s'est d'abord intéressée à la façon dont les professionnels de l'obstétrique mettaient en œuvre la prévention des risques liés à la consommation d'alcool auprès des femmes enceintes. Ensuite, dans le cadre de son doctorat, elle a mené une enquête visant à évaluer la consommation de substances psychoactives (tabac, alcool, médicaments psychotropes, drogues illicites) pendant la grossesse et ses répercussions sur la santé des enfants. D'une part, cette évaluation fait défaut en France, où, à l'exception du tabac, la prévalence des conduites à risque reste inconnue. D'autre part, les risques liés à la prise de substances (principalement perceptibles, à la naissance, sur le poids et l'âge gestationnel des enfants, plus réduits que la moyenne), sont rarement contextualisés ou reliés à l'origine sociale des familles. Pourtant, de nombreux travaux montrent que les inégalités sociales de santé commencent à se construire in utero : à la naissance, déjà, l'incidence de l'hypotrophie ou de la prématurité se décline différemment selon les milieux sociaux ; à l'âge adulte, les enfants nés prématurément ou avec un poids plus faible que la moyenne auraient également tendance à être plus souvent atteints de maladies coronariennes, de diabète ou d'hypertension.

Cette thèse a permis, à partir d'une enquête menée dans quatorze maternités d'un département, auprès de plus de 2 600 femmes et de leur(s) nouveau-né(s), d'évaluer et de contextualiser les usages de substance(s) psychoactive(s) d'un large échantillon de femmes et, au travers de l'analyse de l'état de santé de leurs enfants, d'interroger le rapport entre les risques liés à l'exposition prénatale aux substances psychoactives et les conditions sociales dans lesquelles se déroule la grossesse. Cette thèse apporte de surcroît une perspective sur la réponse politique donnée à ce problème de santé publique, en France et aux Etats-Unis.

Au sein de l'Unité de recherche en sciences humaines et sociales (URSHS) de l'Institut de cancérologie Gustave Roussy (IGR), Agnès Dumas mène une recherche sur les trajectoires de vie de personnes ayant eu un cancer dans leur enfance. Cette recherche consiste plus précisément dans la confrontation de données qualitatives, issues d'entretiens menés auprès de « survivants » d'un cancer pédiatrique, et de données quantitatives, recueillies au travers de la cohorte épidémiologique EURO2K.

Cette cohorte porte sur le devenir à long terme d'adultes traités pour un cancer dans l'enfance, pour évaluer la morbidité mais également les répercussions socioprofessionnelles associées à la survenue de la maladie. L'enquête qualitative, greffée à l'enquête épidémiologique, vise à comprendre la façon dont la maladie survenue dans l'enfance a pu peser sur les décisions de vie ultérieures, sur les stratégies d'ajustement social et professionnel.

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