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Schmitt Florent

Doctorant en sociologie, Université Paris XI 

Contrat doctorale de l’Ecole Doctorale de Santé Publique (EDSP), période 2015-2018

Contact : florent.schmitt(at)u-psud.fr

Curriculum-vitae

Titre de la thèse (provisoire) : Gouverner les usagers/ères de drogues par la prévention sanitaire. Ethnographie multi-située de la politique de « réduction des risques » et de ses effets 


À la croisée de la sociologie des relations de service et de la santé, ma recherche de thèse porte sur les modes d’organisation et les effets de la politique dite « de réduction des risques liés à l’usage de drogues » (RdR). Cette politique, progressivement née en France à partir de la fin des années 1980, se donne notamment pour objectif de limiter les infections virales (VIH et hépatite C notamment), les contaminations bactériennes et les overdoses liées à la consommation de substances psychoactives par injection et par inhalation de crack. Dans cette optique, près de 130 d’établissements médico-sociaux spécialisés ont ouvert leurs portes pour accomplir, entre autres missions, la délivrance gratuite de matériel de consommation stérile (seringue, pipe à crack, paille pour le snif…) et la sensibilisation à un ensemble de règles de prévention issues des savoirs biomédicaux. Ce sera ainsi à cette forme d’intervention, fondée sur la responsabilisation des individus vis-à-vis de leur santé, que nous nous intéresserons dans notre thèse.

Pour ce faire, nous avons réalisé une enquête de terrain de dix-sept mois qui a consisté, d’une part, en l’ethnographie de deux établissements médico-sociaux de RdR et de « scènes ouvertes » de consommation dans le nord-est de Paris et, d’autre part, en la conduite d’entretiens biographiques avec quarante professionnels et quarante usagers de drogues. À l’issue de cette enquête multi-située, nous serons en mesure d’aborder notre objet d’étude sous trois angles complémentaires :

1) La production de l’accès aux établissements médico-sociaux de RdR, en cherchant notamment à comprendre pourquoi l’essentiel du public est composé d’hommes sous-prolétaires vivant en zones urbaines alors que l’usage de drogues transcende les classes sociales, les genres et les espaces ;

2) Les modalités pratiques, techniques et éthiques par lesquels les professionnels de ces  établissements tentent de normaliser les pratiques de consommation - et les plus généralement les conduites - des usagers de drogues dans le but de préserver leur santé ;

3) Les façons différenciées dont les usagers de drogues s’approprient les outils de consommation et les règles de prévention en fonction de leur capital social, leur capital économique et leur genre, sans oublier leurs propres modes de préservation d’eux-mêmes que constitue, en particulier, les tentatives de retour l’abstinence.

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