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Al Dahdah Marine

Sociologue, post-doctorante Ifris

ResearchGate

ORCID

Recherche post-doctorale en cours

Recherche post-doctorale en cours au Cermes3 sur la santé numérique dans les pays du Sud

La « santé numérique » rassemble les technologies d’information et de communication (TIC) au service de la santé ; elle comprend les dispositifs de santé par internet (eSanté) ou par téléphone portable (mSanté), la télémédecine, ou encore les bases de données biomédicales. Partie prenante d'un courant plus vaste de numérisation de la vie, la santé numérique appelle à une analyse de l’économie politique du numérique, c’est-à-dire des enjeux sociaux, économiques et géopolitiques du développement du numérique, encore peu étudié dans les Suds.

Ce projet de recherche intitulé « Health by other means »: The digitalisation of welfare states, care practices and patients in the Global South entend étudier les usages de la santé numérique en Asie du Sud et en Afrique Sub-Saharienne, l’intégration de ces technologies dans des politiques nationales et transnationales et leur impact sur les pratiques de soin et de santé des individus.

Depuis 2016, Marine Al Dahdah a  co-fondé le groupe de recherche « Digital studies in the Global South » et co-organise le séminaire de recherche « Digital studies » à l’Université JNU de Delhi. Elle coordonne depuis 2017, le partenariat franco-indien (IFRIS-JNU) sur les « Digital studies in the Global South » et est en charge du projet de recherche exploratoire associé à ce partenariat.

Recherches précédentes

Doctorat en sociologie, CEPED, Université Paris Descartes/IRD

Les mobiles du développement : santé maternelle par téléphone portable au Ghana et en Inde, thèse soutenue le 20 janvier 2017

Résumé de la thèse : En 2015, avec 7 milliards d’usagers, le téléphone portable devient la technologie de communication la plus utilisée dans le monde. Du rappel de rendez-vous par SMS au glucomètre mobile, les systèmes de santé y recourent de manière croissante. Les programmes qui utilisent le téléphone portable pour améliorer la santé constituent un nouveau secteur de la télésanté appelé mHealth ou mSanté. Peu de recherches ont été réalisées sur leur déploiement en particulier dans les pays du Sud. A travers l’étude d’un programme global de santé maternelle au Ghana et en Inde, la thèse apporte un premier regard sur ces dispositifs. S’appuyant sur une enquête multi-située et des méthodes de sociologie de la santé, des usages et d’analyse de discours, elle précise les assemblages sociotechniques propres à ces objets dans le champ biomédical mondialisé et se penche sur l’action effective des technologies mobiles sur la prise en charge et la santé des femmes ciblées. Cette triple approche permet de mettre en lumière les enjeux de pouvoir sous-jacents au développement de cette technologie dans les Suds.

Mots-Clés : mSanté, téléphone portable, santé maternelle, pays en développement, Inde, Ghana.