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Ruault Lucile

Docteure en sociologie politique, post-doctorante

Chercheuse associée au Ceraps

Contact : ruaultlucile(at)gmail.com

Présentation

Je suis actuellement post-doctorante au sein de la recherche financée par l’INCa « Faire sens du cancer à l’ère de la génomique », qui porte sur l’impact de l’introduction de la génomique haut débit et de la médecine personnalisée sur les pratiques de recherche et de soin. Pour comprendre comment les technologies génomiques sont négociées et mises en œuvre en milieu clinique, en particulier en oncologie, je m’intéresse plus spécifiquement aux collectifs de patient×es. En interrogeant ensuite les expériences des patient×es et les processus de socialisation de la maladie, il s’agit d’analyser si et comment la routinisation du recours à la génétique modifie les façons d’appréhender et de vivre la maladie.

Dans le cadre de la recherche « Globhealth » financée par l’ERC et portée par le Cermes3, j’ai travaillé sur l’histoire de la génétique médicale et de son inclusion parmi les dispositifs du gouvernement « global » de la santé. Cette enquête par archives et entretiens visait à analyser les dynamiques de la mise à l’agenda de ce domaine d’expertise au sein de l’OMS depuis la fin des années 1970.

Plus généralement, mes travaux se situent au croisement d’une sociologie de la santé et du corps, de l’histoire de la médecine, des études de genre et d’une sociologie politique des pratiques militantes. J’ai préparé une thèse au Centre d’études et de recherches administratives, politiques et sociales (CERAPS, université de Lille - UMR 8026), soutenue en décembre 2017. Il s’est agi de tenir ensemble l’étude des conditions concrètes de médicalisation et celles d’appropriation féministe des soins, à travers les espaces de résistance à cette médicalisation. Explorant les soubassements de la politique contemporaine de régulation des corps procréateurs, à partir des mobilisations collectives pour l’avortement libre, cette recherche s’attache, d’une part, à saisir la requalification de l’avortement en catégorie de santé publique, la socio-genèse des pratiques médicales, puis leur transformation dans les premiers moments d’institutionnalisation de l’IVG. D’autre part, elle examine la diversification des protagonistes de la pratique abortive et l’appropriation de savoir-faire sur les corps par des profanes au nom de la souveraineté corporelle des femmes. Arrimée à une ethnographie historique des pratiques protestataires et à une analyse des trajectoires, elle met au jour les ressorts de l’engagement des femmes « ordinaires ».

Articles dans des revues à comité de lecture

  • Lucile Ruault, « Libération sexuelle ou pression à soulager ces messieursˮ ? Points de vue de femmes dans les années 68 en France », Ethnologie française, n°174, 2019, p. 373-389.
  • Chiara Quagliariello et Lucile Ruault, « Accoucher de manière “alternativeˮ, en France et en Italie. Sur des modalités du travail de mise au monde des enfants et leur portée féministe », Recherches sociologiques et anthropologiques, Vol. 48, n°2, 2017, p. 53-74.
  • Marie Mathieu et Lucile Ruault, « Une incursion collective sur un terrain éclaté : pour une approche matérialiste des activités liées à la production des êtres humains », Recherches sociologiques et anthropologiques, Vol. 48, n°2, 2017, p. 1-27.
  • Lucile Ruault, « Une fête pour l’avortement libre. La mobilisation autour du procès des militantes du MLAC d’Aix (1976-1977) », Genèses, n°107, Vol. 2, 2017, p. 32-55.
  • Lucile Ruault, « La circulation transnationale du self-help féministe : acte 2 des luttes pour l’avortement libre ? », Critique internationale, n°70, Vol. 1, 2016, p. 37-54.
  • > Trad. 2017 : “The Transnational Circulation of Feminist Self-Help: The Second Act in the Fight for Abortion Rights?”, Critique internationale.
  • Lucile Ruault, « La force de l’âge du sexe faible. Gynécologie médicale et construction d’une vie féminine », Nouvelles Questions Féministes, Vol. 34, n°1, 2015, p. 35-50.
  • Marie Mathieu et Lucile Ruault, « Prise en charge et stigmatisation des avortantes dans l’institution médicale : la classe des femmes sous surveillance », Politix, Vol. 27, n°107, 2014, p. 33-59.

Chapitres d’ouvrages

  • Lucile Ruault, « Une conscience de genre sans conflit ? Mobilisation et évitement de l’analyse féministe au sein des luttes en mixité pour l’avortement libre dans les années 1970 », in Christine Guionnet et Bleuwenn Lechaux (dir.), Lire la politique au prisme du genre. Petits accommodements du quotidien, Bruxelles, Peter Lang, à paraître en mars 2020.
  • Lucile Hertzog et Lucile Ruault, « Droit ou devoir d’enfanter ? Un regard depuis les sciences sociales sur le renouvellement de la procréation », in Bérengère Legros (dir.), De la procréation médicalement assistée élargie à la procréation améliorée. Vers l’ébranlement de certains interdits ?, Bordeaux, LEH Edition, 2018, p. 301-315.
  • Clémentine Comer, Helen Ha et Lucile Ruault, « Quand l’amitié donne des “elles”. Une camaraderie militante à la croisée des combats féministes », in Collectif Sombrero, Olivier Fillieule, Sophie Béroud, Camille Masclet et Isabelle Sommier (dir.), Changer le monde, changer sa vie. Enquête sur les militantes et les militants des années 68 en France, Arles, Actes Sud, 2018, p. 909-937.
  • Lucile Ruault, Lydie Porée et Olivier Fillieule, « Les mobilisations pour l’avortement libre. De la convergence des luttes à leur extension », in Collectif Sombrero, Olivier Fillieule, Sophie Béroud, Camille Masclet et Isabelle Sommier (dir.), Changer le monde, changer sa vie. Enquête sur les militantes et les militants des années 68 en France, Arles, Actes Sud, 2018, p. 711-742.
  • Lucile Ruault, Notice « Santé », in Christine Bard et Sylvie Chaperon (dir.), Dictionnaire des féministes. France XVIIIe-XXIe siècle, Paris, PUF, 2017, p. 1 301-1 305.

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